Vendredi 24 février 2012.Je disais je ne sais plus dans quelle note de ce blog, que je n'avais jamais pu me résoudre à tenir un vrai journal papier. Que me parler à moi-même m’indifférait profondément. Sauf que je pense que j'avais voulu avoir des journaux comme on en voyait à la télé, avec des "Cher journal", lui donner un nom, décrire ma journée par le menu, alors que bon ce n'est pas ça qui m'intéresse.
Je me suis surprise à écrire à rebours de mon carnet de notes (où j'ai l'habitude d'écrire la définition de certains mots, développer certains sujets, reporter des passages de livres que j'aime), et à écrire ce qui me passe par la tête, sur des gens, des sujets, des réflexions. Choses que j'aurais pu reporter dans un blog, mais j'aurais eu envie que ce soit sur un blog secret, et comme un blog n'est jamais secret et que j'avais besoin d'écrire, j'ai pris ma plume et j'ai commencé à griffonner. Et c'est super parce que je n'ai pas besoin de me limiter de crainte que ce que j'écris soit interprété d'une manière par un lecteur ou un autre.
En plus je crois que c'est aussi justifié par le fait que maintenant que je me suis vraiment remise à l'écriture à la plume, je veux dire à la vraie (parce que j'utilise un stylo plume depuis des siècles mes petits lilas), j'aime tremper mon instrument dans le flacon, devoir prendre mon temps pour ne pas faire de pattés, voir la jolies couleurs de l'encre évoluer avec le séchage, les pleins et les déliés généré par ma plume.
En plus, cette semaine, j'ai acheté un genre de journal particulier. Il s'agit d'un carnet illustré des citations des bouquins, lettres et journaux de Jane Austen. C'est un sorte d'agenda perpétuel, les numéro de jours sont indiqués, mais pas avec le "lundi" ou "mardi", du coup on peut le reprendre sur plusieurs années, et en sus de cela, chaque page consacré à un jour est découpé en cinq parties pour cinq années. C'est à dire qu'on note quelques phrases par jours chaque jour, et l'année finie, on repart au début pour recommencer. Comme ça on peut voir l'évolution de ce qu'on pense, de ce qu'on a choisi de noter. Il n'y a pas beaucoup de place, du coup il faut choisir sérieusement ce qu'on va écrire, et c'est vraiment stimulant parce que maintenant je songe à ce que je vais bien pouvoir écrire toute la journée.
J'ai même pris ces carnets dans ma valise afin de pouvoir continuer à noter ce week-end même si je n'ai pas ma jolie plume et encre à la maison. Je me contenterais d'écrire en noir au porte-plume. Que de sacrifices.
Sinon je lis le quatrième volume des aventures d'Alexia Tarabotti : Heartless, de Gail Carriger. Et c'est toujours un plaisir de lire son style enlevé et spirituel, ses comparaisons oiseuses entres différentes choses, les descriptions de vêtements, les habitudes curieuses de ses personnages.
Ils ont sortis, ou vont sortir le volume un de ses aventures en poche chez Livre de Poche avec une nouvelle couverture que je trouve super jolie. Je me l'achèterais bien puisque je n'ai pas ce volume dans ma bibli.
Correction, apparemment ça arrive en avril prochain.
Illustration : Jean-Jacques Grandville, in Les fleurs animées (animate flowers) vol. 2, collective work, Paris, 1867. Trouvé ici.
Je me suis surprise à écrire à rebours de mon carnet de notes (où j'ai l'habitude d'écrire la définition de certains mots, développer certains sujets, reporter des passages de livres que j'aime), et à écrire ce qui me passe par la tête, sur des gens, des sujets, des réflexions. Choses que j'aurais pu reporter dans un blog, mais j'aurais eu envie que ce soit sur un blog secret, et comme un blog n'est jamais secret et que j'avais besoin d'écrire, j'ai pris ma plume et j'ai commencé à griffonner. Et c'est super parce que je n'ai pas besoin de me limiter de crainte que ce que j'écris soit interprété d'une manière par un lecteur ou un autre.
En plus je crois que c'est aussi justifié par le fait que maintenant que je me suis vraiment remise à l'écriture à la plume, je veux dire à la vraie (parce que j'utilise un stylo plume depuis des siècles mes petits lilas), j'aime tremper mon instrument dans le flacon, devoir prendre mon temps pour ne pas faire de pattés, voir la jolies couleurs de l'encre évoluer avec le séchage, les pleins et les déliés généré par ma plume.
En plus, cette semaine, j'ai acheté un genre de journal particulier. Il s'agit d'un carnet illustré des citations des bouquins, lettres et journaux de Jane Austen. C'est un sorte d'agenda perpétuel, les numéro de jours sont indiqués, mais pas avec le "lundi" ou "mardi", du coup on peut le reprendre sur plusieurs années, et en sus de cela, chaque page consacré à un jour est découpé en cinq parties pour cinq années. C'est à dire qu'on note quelques phrases par jours chaque jour, et l'année finie, on repart au début pour recommencer. Comme ça on peut voir l'évolution de ce qu'on pense, de ce qu'on a choisi de noter. Il n'y a pas beaucoup de place, du coup il faut choisir sérieusement ce qu'on va écrire, et c'est vraiment stimulant parce que maintenant je songe à ce que je vais bien pouvoir écrire toute la journée.

J'ai même pris ces carnets dans ma valise afin de pouvoir continuer à noter ce week-end même si je n'ai pas ma jolie plume et encre à la maison. Je me contenterais d'écrire en noir au porte-plume. Que de sacrifices.
Sinon je lis le quatrième volume des aventures d'Alexia Tarabotti : Heartless, de Gail Carriger. Et c'est toujours un plaisir de lire son style enlevé et spirituel, ses comparaisons oiseuses entres différentes choses, les descriptions de vêtements, les habitudes curieuses de ses personnages.
Ils ont sortis, ou vont sortir le volume un de ses aventures en poche chez Livre de Poche avec une nouvelle couverture que je trouve super jolie. Je me l'achèterais bien puisque je n'ai pas ce volume dans ma bibli.
Correction, apparemment ça arrive en avril prochain.
Illustration : Jean-Jacques Grandville, in Les fleurs animées (animate flowers) vol. 2, collective work, Paris, 1867. Trouvé ici.

C'est bizarre comme de juste enfin savoir ce que je vais faire l'année prochaine rend la vie plus belle.